Nous se construit petit à petit, au fil des rencontres, des déplacements et du temps.
C’est un hommage aux paysages qui soignent, aux corps queers, aux corps abîmés qui tissent
des liens entre eux, à nos familles choisies, aux blessures que l’on tente de refermer et qui nous
construisent, aux failles, aux espaces d’évasion et de refuge.
Nous est aussi un assemblage de photographies polaroïds de paysages de lieux sur lesquels j’ai vécu,
j’ai marché, j’ai noué des liens, j’ai partagé des moments généreux et importants. J’entretiens un
rapport amoureux à certains paysages, qui sont des points de repères, des espaces d’extase mais
aussi d’évasion et de repos. J’imagine cette pièce comme un corps collectif qui se construit.
J’ai fait le choix de photos polaroïds pour leur caractère unique, instantané, non modifiable qui
laisse une place aux imperfections et à l’imprévu.
Les cadres sont fait dans une pâte autodurcissante que je modèle, puis j’y incruste de petits objets,
pierres, coquillages glanés et chinés. Je colore ensuite la matière pour donner un aspect organique.
Cette pièce est entièrement modulable, a vocation à s’expandre et à changer d’assemblage à chaque
nouvelle installation. Je réfléchis à un système ou protocole qui permettrait à d’autres personnes
d’y participer en offrant une photo ou un objet. Un travail en cours qui n’a peut-être pas de fin.
C’est un travail en cours, qui demande du temps de collecte car chaque paysage est choisi avec sens.